Contre Charles d'Anjou, il se tourne vers Rome et propose à la papauté d'entamer de nouvelles négociations sur l'union des Églises latine et grecque – afin de s’assurer du soutien des papes contre toute attaque occidentale de l'Empire byzantin. L’Empire byzantin est un empire vaste et riche. A partir du Vème siècle, l’empire romain d’Occident est envahi par les barbares. Son œuvre législative se résume dans ce qu'on appellera plus tard le Corpus juris civilis, une codification du droit romain en quatre parties : le Code Justinien, ou recueil de toutes les Constitutions impériales depuis Hadrien (117-138), paru en 529 et 534 ; les Pandectes, ou synthèse logique de toute la jurisprudence romaine (533) ; les Institutes, ou manuel pratique de droit à l'usage des étudiants ; enfin les Novelles, ou ordonnances impériales, la plupart en grec, postérieures à 534. Ce dernier doit d’abord disputer le pouvoir à l’usurpateur Basiliscos (474-476). La menace des Huns fait place à celle des Ostrogoths, qui saccagent à leur tour la péninsule des Balkans, mais Zénon s'en débarrasse en chargeant leur chef Théodoric (488) d'évincer Odoacre, le roi des Hérules, qui a fait main basse sur l'Italie. L’influence de la culture byzantine se répandit plus largement grâce aux missionnaires grecs qui convertirent les Slaves. Sous son règne, tous les vices qui gangrenaient l'État reprennent de plus belle, et l'affaiblissement de l'autorité centrale s'accentue. Après la défaite de Hattin en 1187, les croisés perdirent beaucoup de territoires, y compris la ville de Jérusalem. Sous son règne sont également rédigés le Livre du Préfet, où sont énumérés les corporations des négociants et des artisans de la capitale ainsi que les règlements auxquels elles sont soumises, et le Klétorologion de Philothée, qui nous fournit la liste hiérarchique des fonctionnaires vers 900. - Histoire de Byzance, de John Julius Norwich. Celle de 395 marque la division définitive en deux empires. Cette période est marquée par les querelles dites christologiques (portant sur la nature du Christ), de portée non seulement religieuse, mais aussi politique et sociale. Empereur associé au trône, Michel VIII Paléologue (1261-1282) fait son entrée solennelle dans la capitale restaurée, Constantinople, le 15 août 1261. La glorieuse dynastie des Comnènes finit dans l'anarchie. En 815, un concile iconoclaste réuni en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople rejette les décisions du concile de Nicée II et ordonne la destruction des images. C’est ainsi que l’Empire romain d’Occident (partie occidentale) échoit à Honorius, tandis que l’Empire romain d’Orient (partie orientale, couvrant le sud-est de l’Europe, le sud-ouest de l’Asie et le nord de l’Afrique) revient à Arcadius. Le sauvetage de l'Empire byzantin s'accompagne d'une rénovation de l'État. Son successeur, Constantin Ier, juge plus politique de les enrôler comme fédérés au service de l'Empire, mais la germanisation poussée de l'armée, en augmentant les charges du Trésor, accroît d'autant les contributions fiscales et donc la misère du menu peuple, qui cherche dans le servage un remède à ses malheurs. Les savants byzantins, qui ont visité l’Italie aux xive et xve siècles, ont exercé une vive influence sur la Renaissance italienne. Rome fut d'abord gouvernée par des rois étrusques qui dominèrent l'Italie centrale avant l'instauration de la République romaine en 509 av. La menaçante coalition occidentale est réactivée. Mais la résistance s'organise ; Constantinople, abandonnée par Venise et le Saint Empire, est bientôt acculée à la défensive. Parapinakès. La paix avec les puissances occidentales est remise en question avec l'avènement du pape Martin IV (en 1281), qui appuie ouvertement les plans de conquête du roi de Sicile. Ils proposent l'union des deux chrétientés. Après les Théodosiens Théodose Ier (379-395), Arcadius (395-408) et son fils Théodose II (408-450), ce dernier assisté de sa sœur Pulchérie, qui épouse son successeur Marcien (450-457), l’Empire échoit au Thrace Léon Ier (457-474), qui le transmet à son petit-fils Léon II (474), puis au père de celui-ci, son gendre Zénon (474-491). Byzance était alors la plus grande puissance du Moyen-Orient et d’Europe. Famille byzantine, qui apparaît dans l'histoire vers la fin du... Ensemble des États chrétiens fondés en Syrie et en Palestine... Empereur byzantin (1295-1320), fils aîné et associé d'Andronic II. En Orient, les Perses sassanides occupèrent la Syrie, la Palestine et l’Égypte, avant d’être battus en 627 par l’empereur Héraclius (610-641). d'Izmit, sur le lac d'Iznik... Empereur byzantin (1118-1143), fils et successeur d'Alexis Ier. L'échec cuisant de Myrioképhalon marque un tournant de l’histoire byzantine et met un terme à une politique dont les visées ambitieuses dépassaient de loin les moyens militaires et financiers de l'Empire byzantin. Durant le règne de Justinien, de grands travaux sont réalisés dans tout l'Empire, et de splendides églises, tant à Constantinople (→ la basilique Sainte-Sophie) qu'à Ravenne, témoignent de l'éclat de la civilisation justinienne. Patriarche de Constantinople (1043-1059). Il débarque en Épire à la fin de 1107, mais Alexis ne lui laisse pas la liberté de développer son offensive et le contraint à traiter. Mais il meurt près de Mopsueste en avril 1143, blessé au cours d'une partie de chasse par une flèche empoisonnée. d'Erevan... Peuple germanique, originaire peut-être des pays de la Baltique, qui... Ancienne ville de Palestine situé à l'E. Carte p 10 :. La monnaie byzantine subit plusieurs dévaluations qui entraînent des hausses de prix et la chute de son crédit international traditionnel. Constantin V mène la lutte avec encore plus de vigueur que son père. En 1352, les Turcs ottomans prennent pied en Europe ; ils s'emparent de Gallipoli en 1354, d'où ils s'élancent à la conquête de la Thrace. Basile Ier, le premier des empereurs macédoniens, entreprend de rajeunir l'œuvre législative de son lointain et illustre prédécesseur Justinien, mais ne peut publier que deux ouvrages préparatoires, le Prokheiron, un manuel pratique de droit ne contenant que les prescriptions essentielles, et l'Epanagôgê, une introduction au vaste recueil de lois projeté. Fort de ce soutien, l'Empire byzantin lance aussitôt une grande offensive contre les principautés grecques et franques de Grèce, et reprend l'avantage dans la mer Égée. Le commerce byzantin est fortement concurrencé par les Vénitiens, qui, depuis 1082, jouissent dans l'Empire de privilèges commerciaux exorbitants : c'est à ce prix qu'ils ont fait payer leur appui maritime cette année-là et la base du puissant empire économique qu'ils commencent d'édifier en Orient. À la mort de son père, l'héritier légitime s'empare prestement du trône, que convoitait sa sœur aînée, Anne. Afin de contrer la poussée arabe, Constant II Héraclius tente un coup de main contre l'Égypte, mais son expédition de 646 tourne court, et la province est définitivement perdue. En 1330, les Serbes écrasent les Bulgares alliés de Constantinople à Kjustendil. Alors que l’Europe occidentale était tombée dans un déclin intellectuel, il avait continué à observer les traditions culturelles de la fin de l’époque romaine. L’héritage des byzantins, renouant avec le classicisme grec, tant en histoire, en littérature, en philosophie qu’en mathématiques et en astronomie, a été transmis aux savants italiens et aux Grecs résidant en Italie. Dans cette première séquence d'histoire de 5e, nous allons étudier deux empires du Moyen Âge : l'empire byzantin et l'empire carolingien. NOM : Prénom : Classe de 5eB : CONTRÔLE d'histoire : l'Empire byzantin Signature des parents Appréciation Orthographe : /2 Je pense avoir : /20 /20 Important : - Un point sera soustrait si, à la vérification du cahier, la signature est absente. À la mort de l'empereur Anastase Ier (518), l'Empire, débarrassé des Barbares, s'estime en mesure d'entreprendre le sauvetage des territoires perdus d'Occident. Avec la conquête du despotat grec de Morée en 1460 et de l'empire grec de Trébizonde en 1461, il ne reste plus rien de l'Empire chrétien d’Orient. La chapelle Palatine se situe à Aix-la-Chapelle, une ville d’Allemagnequi n’estplus aujourd’hui une capitale. Avec Michel II, le mouvement iconoclaste connaît une accalmie, mais la restauration des images n'est pas rétablie. Bien que l’Empire byzantin ait eu un caractère multiethnique pendant la plus grande partie de son histoire et qu’il ait préservé les traditions romano-hellénistiques, il s’est identifié à son élément grec de plus en plus prédominant et à ses propres développements culturels uniques. Il en est dépouillé par son oncle Manuel II Paléologue, dont le règne (1391-1425) clôt l'ère des guerres civiles. Réduits autour de l'Empire de Nicée, les byzantins ne purent reconquérir leur capitale et une partie de leur empire avant 1261. L'avènement de ce nouvel usurpateur, qui refuse d’acquitter aux Francs les tributs promis par ses prédécesseurs, précipite la chute de Constantinople. Empereur byzantin (963-1025) de la dynastie macédonienne, fils aîné... Compilation juridique byzantine en 60 livres, entreprise au IXe s. par Basile... Colonie grecque fondée par les Mégariens sur le Bosphore, au... Famille qui a joué un rôle important dans l'histoire byzantine... Région centrale de l'Asie Mineure ancienne, arrosée par le haut... Dynastie qui succéda en Gaule aux Mérovingiens en 751, restaura... Île de Grèce, dans la partie orientale de la mer Égée... Ensemble des religions fondées sur la personne et les écrits... État insulaire d'Asie occidentale, Chypre est située dans la Méditerranée... Grande famille byzantine qui a donné six empereurs. Du Caucase, Héraclius descend jusqu'à Ninive et Dastagerd, en basse Mésopotamie. Dans le courant du XIe siècle, les Turcs seldjoukides d’Asie centrale conquirent une grande partie de l'Empire arabe. En 1444, le sultan ottoman Murat II écrase la croisade organisée à l’appel du pape Eugène IV. Les croisés, las d'être lanternés, se partagent l'Empire byzantin en mars 1204 et, le 12 avril suivant, escaladent les murailles. En février-mars 1091, ils assiègent la capitale, mais l'armée impériale, aidée des Coumans, les écrase en avril. Après les courts règnes des usurpateurs Léontios (695-698) et Tibère (698-705), Justinien II reprend le pouvoir, mais ne l'emploie qu'à assouvir sa soif de vengeance dans la capitale, à Ravenne et à Chersonèsos. Ne pouvant honorer les promesses faites aux croisés, les nouveaux basileis sont renversés dès janvier 1204 et remplacés par l’éphémère Nicolas Kanabos, puis par le gendre d’Alexis III, Alexis V Murzuphle. C'est cet empire qu'il est convenu d'appeler également Empire byzantin (du nom de Byzance, la colonie grecque sur le site de laquelle fut fondée Constantinople), à partir de son hellénisation administrative, acquise sous le règne d'Héraclius Ier (610-641). Rome s'émeut et anathématise les iconoclastes. Mais, quinze ans plus tard, toute la péninsule balkanique se soulève contre l'autorité byzantine : le tsar Samuel y fonde un puissant empire, que Basile II mettra quelque trente ans à réduire. Andronic II Paléologue (1282-1328), souverain cultivé et capable, qui s’associe son fils Michel IX (1295-1320), militaire sans talent, est dépassé par les événements : le trône lui est enlevé par son petit-fils Andronic III, qui s'empare de la capitale en 1328 et règne jusqu'en 1341. Deux partis se créent et se livrent une lutte féroce durant six ans, dont profitent surtout Serbes, Bulgares et Turcs. En temps de guerre, les soldats de chaque thème formaient une seule unité militaire. Après avoir hésité quelques années entre Rome et Constantinople, il confie finalement au clergé grec (de rite byzantin) le soin d'organiser l'Église bulgare et d'évangéliser son peuple. En 395, à l'appel d'Alaric, les Wisigoths font de nouveau défection : ils dévastent la péninsule balkanique, puis prennent le chemin de la péninsule italienne, où ils pillent Rome en 410 avant de s’installer dans le sud de la Gaule et en Espagne. L'Asie Mineure est en passe de tomber aux mains des Perses : ceux-ci occupent l'Arménie, la Syrie et même Jérusalem (614), d'où ils transfèrent la vraie Croix à Ctésiphon. Sa fille Zoé Porphyrogénète (1028-1050), déjà quinquagénaire, honore du diadème impérial ses trois époux successifs : Romain III Argyre (1028-1034), dont la politique agraire favorise les latifundistes au détriment des petits paysans ; Michel IV le Paphlagonien (1034-1041), souverain capable et brave soldat, mais dont les impairs de son ministre et frère Jean l'Orphanotrophe provoquent un vif mécontentement populaire et le soulèvement des Bulgares ; enfin, après le bref règne du neveu de Michel IV, Michel V le Calfat (1041-1042), qui tente d’évincer sa mère adoptive Zoé, Constantin IX Monomaque (1042-1055), empereur insignifiant dont le règne est marqué par le relâchement de l'administration provinciale, la consolidation des puissances féodales, l'affaiblissement de l'armée, où le mercenariat tend à supplanter le recrutement indigène, les insurrections de Georges Maniakês (1043) et de Léon Tornikios (1047), l'apparition d'ennemis nouveaux (Turcs seldjoukides en Orient, Normands, Petchenègues, Oghouz et Coumans en Occident) et enfin le schisme de 1054 avec Rome, sans effet sur le moment, mais qui servira a posteriori à justifier la rupture de 1204.